Une traduction ?



Accueil Résultats Veille entomologique
PDF Imprimer Envoyer

Veille entomologique

Tâche n°1 « Création d’un réseau supranational de veille entomologique des espèces cibles et des milieux colonisés »

Objectif : Mettre en place sur un territoire significatif, chez chaque Partenaire, un réseau de veille entomologique systématique s’appuyant sur différentes techniques et procédures de piégeage validées et standardisées.



Actions réalisées

Sous-tâche n°1.1 : Espèces autochtones en zone tempérée, essentiellement nuisantes en milieu rural, péri-urbain ou urbain.

Au cours de la première année, les différents Partenaires ont pu tester tout un ensemble de dispositifs de suivi des espèces de moustiques aux stades de développement immature ou imaginal. Le protocole commun, mis au point pour les deux Sous-tâche n°1.1 et 1.2, a été réajusté fin 2010 : les méthodes de capture et la fréquence des relevés ont été harmonisées entre les Partenaires. Le protocole commun appliqué en 2011 a laissé la possibilité aux Partenaires d’adapter les dispositifs notamment concernant le type d’attractant.

Parmi les autres champs d’investigation de l’année 2011, avant d’aboutir à la mise en place d’un réseau systématique :

 

  • Les périodes de captures et de suivis restent difficiles à définir, d’où la liberté laissée aux Partenaires, de travailler encore selon le principe adopté en 2010, à savoir de raisonner en unité « nuit de capture ».
  • Le choix de l’attractant chimique à utiliser dans les dispositifs de piégeage étant délicat car il impose des contraintes logistiques et matérielles qui ne peuvent pas être gérées de la même manière entre les différents territoires et les différents Partenaires.


Fin 2011, les campagnes menées ont mis en évidence les méthodes les plus pertinentes suivant le milieu et les espèces recherchées. La question des attractifs reste en débat entre les Partenaires : certaines espèces sont plus attirées par certains attractif : ce n’est pas le type d’attractif qui est en jeu, mais plutôt la forme ou formulation qui influence les résultats de capture. Par exemple, certaines espèces (Genre Culex sp.) sont plus attirées par une source de CO2 conditionné en bouteille (état gazeux) que par le même CO2 conditionné sous forme de carboglace (état solide).

En 2012, grâce aux actions menées dans cette sous-tâche, les Partenaires disposent de connaissances plus pointues sur les méthodes les plus adaptées aux espèces à surveiller au moyen du réseau. Fin 2012, les Partenaires ont confronté leurs expériences et leurs résultats faisant apparaitre les mêmes tendances que pendant l’exercice précédent, soit : des différences d’attractivités liées à la formulation des attractants chimiques utilisés dans les systèmes de captures adultes. Ces différences mieux connues désormais, peuvent être un atout pour mieux cibler le système utilisé en fonction de l’objectif attendu : il possible d’utiliser un système généraliste pour une surveillance en « routine » multi-espèce (en utilisant de la carboglace), ou cibler sur un genre particulier de moustiques (en utilisant du CO2 bouteille) ce qui peut être intéressant pour les suivis des Culex en période de surveillance de Virus du Nil Oriental (transmis par les Culex).

En 2013, les Partenaires se sont attachés à compléter consolider leurs données sur les six premiers mois, et à engager les analyses de l’ensemble des résultats enregistrés depuis le début du projet.

Tout au long du projet, les partenaires ont testés in natura la pertinence des différentes méthodes de captures de moustiques, l’efficacité des attractants afin de retenir la plus adaptée à leur zone d’étude et aux espèces cibles. La comparaison des résultats obtenus, a permis de pondérer l’interprétation des résultats lorsque ces méthodes ne sont pas identiques entre les partenaires.


Sous-tâche n°1.2 : Espèces autochtones en zone tropicale ou introduites en métropole présentant un risque vectoriel.


Dès juin 2010, le principe méthodologique adopté est de récolter le maximum d’informations sur la présence d’une espèce donnée à tous les stades de son développement (œuf, larves, nymphe, adulte) de manière à choisir sur la base des résultats obtenus la ou les méthodes de collectes les plus pertinentes et reproductibles. Les protocoles ont été rédigés et validés en juin 2010. Ils mettent en jeu consécutivement des collectes d’œufs à l’aide de pièges-pondoirs, des suivis d’indices larvaires intradomiciliaires, complétés par des captures d’adultes au moyen de pièges à CO2 acquis dans le cadre du projet.

En 2010, une première analyse des résultats a permis d’orienter les débats, et faire émerger les questionnements communs. Il en résulte la nécessité de prévoir une analyse de l’ensemble des données récoltées tous partenaires confondus.

En 2011, les résultats de la saison ont permis d’établir des relations entre les différentes méthodes de capture permettant d’estimer l’abondance de certaines espèces particulièrement suivies de moustiques (notamment Aedes albopictus). Comme prévue dans la proposition de projet révisée, les membres du GT1 ont décidé de transposer les méthodes les plus pertinentes, issues des sites où les résultats et les données étaient les plus nombreuses et riches, sur 4 sites moins ou pas connues, afin de valider la méthode la plus adaptée au territoire.

En 2012, la méthodologie de suivis larvaires (indice stégomyien) utilisée, en période humide a été donc testée mais s’est révélée pas aussi pertinente qu’attendu. En effet, les résultats obtenus croisée avec les données d’abondance en adulte et en œufs, révèlent que l’élaboration des indices stégomyens ne constitue pas le meilleur moyen pour rendre compte de l’abondance d’une espèce donnée.  Les Partenaires ont donc préféré orienter leurs efforts pour approfondir le suivi des œufs et des adultes (par capture) dans le but de connaitre la dynamique et l’abondance en moustique dans les zones d’étude.
Les deux méthodes restent des approximations de la population d’adultes présente réellement sur le terrain, les collectent d’œufs représentant un ratio entre le nombre de femelles gravides et le nombre de gîtes larvaires disponibles dans leur zone d’activité, et les captures d’adultes entre le nombre d’imago et la présence d’hôtes dans cette même zone. Ces quatre paramètres peuvent évidemment être influencés par la configuration du terrain d’étude et les conditions environnementales (précipitations, températures, etc.), ces paramètres doivent être considérés dans l’interprétation des résultats de captures.

En 2013, comme pour la sous-tâche précédente, les partenaires ont testés in natura la pertinence des différentes méthodes de captures de moustiques (prospections, captures par piègeages, efficacité des attractants afin de retenir la plus adaptée à leur zone d’étude et aux espèces cibles. La comparaison des résultats obtenus, a permis de pondérer l’interprétation des résultats lorsque ces méthodes ne sont pas identiques entre les partenaires.

 

Action transversale aux deux sous-tâches

 

  • Mise au point d’une application web de veille entomologique commune

Comme mentionnée dans la proposition de projet révisée un développement, par des prestataires, une application de veille entomologique (en lien avec l'application de la Sous-tâche n°4.1) a été entamée dès 2011 par les partenaires du projet. En juin 2013, une application performante répondant aux attentes des Partenaires a été déployée. Elle permet ainsi de compléter le dispositif de surveillance entomologique supranational.

  • Valorisation des résultats dans une modélisation de dynamique saisonnière d’Aedes albopictus

Les données de recueillies lors des campagnes de suivi entomologique (STn°1.2), ont été valorisée au travers l’élaboration d’un modèle de dynamique saisonnière d’Aedes albopictus. (STn°4.4). Ce modèle, pour l’instant validé au niveau de la région méditerranéenne a reçu un très bon accueil lors du colloque final. Il ne manquera pas de susciter des collaborations futures, notamment dans le but de le transposer sur d’autres territoires.

Principaux acquis de la Tâche n°1


Grâce aux travaux de terrain menés, les Partenaires se sont dotés des éléments leur permettant de mettre en place un réseau supra national de veille entomologique. Ces éléments peuvent être résumés comme suit :

  • Validation des protocoles et méthodologies pertinents et standardises chez tous les partenaires.
  • Développement d’un outil de saisie commun des données entomologiques.
  • Amélioration des connaissances sur les dynamiques des populations de moustiques.
  • Echanges de savoir-faire et des expériences acquises entre les Partenaires voire autres opérateurs.


En parallèle, l’application de veille entomologique constitue un véritable outil de suivi entomologique, qui permettra de suivre les réseaux de surveillance par piégeages présents chez les partenaires du projet. Il permettra notamment d’établir des diagnostics rapides de situations de nuisance ou de présence de risque vectoriel. Il fait partie intégrante des outils inclus dans les outils développés dans la tâche n°4.