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Méthode de lutte

Tâche n°2 " Développement de modes opératoires en parfaite adéquation avec le niveau de risques sanitaires et environnementaux encourus"

Objectifs :

  • Inventorier les outils et les pratiques de démoustication, et les évaluer en termes d’efficacité, de coût et d’acceptabilité pour la santé et l’environnement dans le but de les optimiser.
  • Elaborer un cahier de bonnes pratiques respectant les contraintes locales dans l’esprit d’une démarche qualité.

 

Actions réalisées

Sous-tâche n°2.1 : Inventaire et classement des méthodes et des outils


La réalisation de l’inventaire des méthodes et des outils de lutte utilisés par les Partenaires, a démarré par la création d’un glossaire métier commun et partagé basé sur des documents fournis par l’OMS concernant notamment les dénominations des engins de traitements et des techniques de pulvérisations. L’enregistrement des pratiques de chacun des Partenaires, sur la base de critères techniques de comparaison de matériel a mis en évidence la diversité des méthodes : 44 modalités (appareil, réglage, formulation) répondant chacune à un besoin identifié chez un partenaire.

Entre 2010 et 2012, une méthode de classement a été définie. Cette méthode d’évaluation coût – efficacité – impact selon une approche basée sur l’utilisation de la comptabilité analytique, a été proposée et validée par les membres du GT2, puis testée sur les modes opératoires utilisés. Cette méthode de classement est basée sur 5 indicateurs : coût TTC (€), Bilan Carbone® (Kg equ. C), Rendement (ha/h), Bruit (dB), pression au sol (bar).

Suite au travail engagé les années précédentes pour mettre en place un outil  adapté aux activités de démoustication (capable de prendre en compte un ensemble de critères fiables pour établir un classement pertinent), les Partenaires ont intégré depuis la fin 2012 l’ensemble des méthodes et outils  mis en évidence par les prestataires de la ST n°2.2, ou suite aux échanges sur les méthodes innovantes de la STn°2.3.


Sous-tâche n°2.2 : Suivis de l’efficacité des traitements selon des protocoles validés


Evaluation des moyens de lutte et amélioration des systèmes d’épandage

Une collaboration efficace entre les partenaires et le prestataire sélectionné pour cette action a permis de réaliser un effort d’inventaire, d’évaluation des moyens utilisés par les opérateurs impliqués et de formuler des pistes d’amélioration.

Le prestataire a commencé, dès 2010, par la réalisation d’un inventaire le plus complet possible sur les engins et matériels capables répondre aux besoins techniques et compatibles avec les fortes contraintes techniques et réglementaires des métiers de la démoustication. Cette action d’inventaire, poursuivie tout au long du projet, a alimenté les travaux menés dans d’autres sous-tâches (ST n°2.3).

Une fois ce travail accompli, les actions d’évaluation des systèmes d’épandage a début : Ces travaux menés en collaboration avec le prestataire se sont traduits par pas moins de 21 essais étalés sur l’année 2012.
Enfin, les Partenaires et le prestataire ont engagé la dernière phase de leur collaboration : d’une part des propositions d’améliorations des matériels déjà utilisés par les opérateurs  ont été formulées; et d’autre part, l’évaluation et l’expérimentation sur le terrain de matériels et engins non encore utilisés par les opérateurs (issus de la phase d’inventaire) ont été organisées.

Evaluation physique des traitements :


Les évaluations ont démarré début 2011, et se sont poursuivis jusqu’à fin. Elles ont eu pour but de caractériser la granulométrie des systèmes d’épandages (à l’eau et avec les insecticides aux doses opérationnelles). A chaque test, les quantités et tailles des gouttelettes ont été mesurées par l’intermédiaire de lasers d’analyse. Le principe étant d’envoyer les brouillards de pulvérisation dans des faisceaux lasers.

Après cette phase, les essais sont menés en extérieur. Par fluorimétrie; il est possible d’analyser la répartition des gouttelettes de traitement sur la zone d’échantillonnage et d’en déduire la dérive. Pour ce faire des transects d’analyse ont été disposés, de dimensions adaptées aux traitements à analyser. Ces transects sont équipés de collecteurs de type boîte de pétrie disposées sur des réceptacles de 30 cm de haut (larvicides) ou de fils disposés sur des bâtis d’une hauteur de 2,05 mètres (adulticides). Les collecteurs sont ensuite analysés, en laboratoire, afin de déterminer la quantité de produit par unité de surface. Les tests de dérive et de dosage sont menés concomitamment aux évaluations des épandages.


Evaluation biologiques de l’efficacité et évaluation physique en routine :


Une synthèse bibliographique (répertoire des méthodes et d’évaluation de l’efficacité des dispositifs de lutte) a été réalisée par les Partenaires, tout au long du premier semestre 2010. Elle permet de recenser toutes les méthodes d’évaluation de l’efficacité à la disposition des Partenaires, à la fois au laboratoire, en environnement contrôlé et sur le terrain. Afin de faire émerger les méthodes les plus adaptées, les Partenaires ont décidé de recourir à un questionnaire focalisé sur les méthodologies opérationnelles. La synthèse et l’examen critique de ces questionnaires ont permis d’établir un cadre méthodologique sur les différents types de suivi d’efficacité répondant aux différents types d’objectif.

Un protocole simplifié et à visée opérationnelle du suivi de la qualité de l’épandage a été proposé et testé fin 2011.

Des relations entre l’efficacité biologique et la quantité de dépôt récoltée sur les parcelles expérimentale ont été recherchées tout au long des essais organisées en 2012. La recherche d’un protocole d’évaluation simplifié a été d’autant plus délicate qu’il fallait chercher un juste équilibre entre le niveau de précision technique (avoir assez de données pour une bonne lecture de l’efficacité et de la distribution du nuage de pulvérisation) et la faisabilité opérationnelle. En effet, les aspects logistiques et la charge de travail doivent être compatibles avec les capacités matérielles et l’organisation humaine du personnel sur le terrain.

Il est possible de retenir que :

  • Dans tous les cas, une bonne efficacité biologique se traduit par des niveaux de dépôts significatifs.
  • La performance en dépôt ou efficacité est plus liées aux conditions d’applications qu’à la performance intrinsèque de l’appareil (Vent, température, hygrométrie, taille de gouttes).

En perspective, s’ouvre pour les Partenaires et le prestataire, un travail important à réaliser pour affiner la compréhension des relations entre la dose et efficacité (Recherche de la définition de la dose efficace).

Développement de prototype :

Le prestataire, a été chargé de mettre en place les fonctions suivantes :

  • Déclenchement électrique des circuits de pulvérisation dans le but d’améliorer l’ergonomie générale et la précision du contrôle des épandages.
  • Débits proportionnels à l’avancement dont l’objectif est d’éviter les variabilités intra-parcellaires. Cette fonctionnalité sera basée sur des vitesses mesurées par GPS.
  • Une automatisation du nettoyage de cuve (ST n°2.4) et la préparation des bouillies sur l’engin.


Suite à un inventaire réalisé par le prestataire fin 2010, Les résultats de la première phase de la prestation extérieure ont montré qu’il n’existait pas de systèmes commerciaux capables de répondre aux préconisations de traitements des Partenaires. La mise en œuvre des fonctionnalités innovantes (DPAE, rinçage automatisé,…) nécessite le recours au développement de prototypes.

Ce travail a été mené entre 2011 et 2013 et a permis de dégager les acquis suivants :

  • Régulation pompe plus stable grâce au temps de réponse plus court de la pompe et à sa large plage de fonctionnement mais...
  • Stabilisation de vitesse impossible sur QUAD et ARGO : Trop d’écarts brusques de vitesse pour pouvoir corriger de manière optimale.

 

Sensibilité des larves et des adultes aux biocides :

La mise en place d’une veille sur la sensibilité/résistance a démarré dès le début de la période d’activité des espèces de moustiques, en 2010, chez les différents Partenaires, en faisant appel à des protocoles inspirés des recommandations de l’OMS. Chaque Partenaire a sélectionné des espèces cibles à suivre sur un nombre de site qu’il a déterminé. Ces tests se sont poursuivi à une fréquence annuelle jusqu’à la fin du projet.


Sous-tâche n°2.3 : Démonstration et adoption de techniques d’application innovantes


Sur la base des résultats des évaluations des engins et méthode réalisées par le prestataire, de l’inventaire biographique de biocides alternatives couplés aux contacts et échanges avec l’ANSES et l’IVCC, plusieurs pistes ont été étudiées :

  • la nébulisation du Vectobac WG® (terrestre)
  • l’épandage de granulés VectoMax® (aérien et terrestre),
  • l’expérimentation de l’épandage de Bti (VectoBac® WG) en glaçon.


Sous-tâche n°2.4 : Optimisation des mesures d’hygiène et de sécurité


L’automatisation du système de nettoyage de cuves a été intégrée au système de gestion des débits proportionnellement à l’avancement monté sur le quad (prototype T2.2). Ce  travail mené, depuis le début du projet, en parallèle des travaux sur le prototype, doit faire l’objet de développement supplémentaire pour pouvoir être commercialisé. Cette action s’est déroulée de la manière suivante :

  • Inventaire des contraintes réglementaires et des mesures prises par les Partenaires en matière d’H&S, d’EPI et de gestion des déchets solides et liquides a fait l’objet d’une synthèse réglementaire fin mai 2010.
  • Une fois le travail d’inventaire achevé fin août 2010, les Partenaires ont entamé la réflexion sur les améliorations à apporter. Pour ce faire, un inventaire a permis de poser les bases d’un tableau de bord.


Les systèmes de pulvérisation pour la lutte insecticide utilisent des produits colmatant fortement dosé (10 à 30% de bouillie mère). Cela engendre une nécessité d’entretien du matériel avec un rinçage obligatoire et complet des machines. La réalisation des bouillies présente un risque opérateur ainsi qu’il faut calculer les quantités en fonctions des surfaces à traiter pour éviter les reliquats de bouillie en fin de traitement. Ces manipulations sont fastidieuses et engendrent toujours des résidus de cuve donc des pertes et pollutions ponctuelles.

Tout d’abord, une démonstration d'un système automatisé de nettoyage et de rinçage de cuve et des EVPP sur engin de traitement terrestre représentatif (engin dont dispose quasiment tous les Partenaires) a été réalisée, en décembre 2010. Cette démonstration a permis de présenter les avantages contraints liés à la mise en place de ces fonctionnalités sur les engins de traitement. Deux axes ont été développés par le prestataire en collaboration avec les Partenaires :

 

  • Préparation de bouillies à la demande sur l’engin afin d'optimiser les consommations de biocides et de réduire les effluents (réduction des déchets liquides et solides associés.
  • Rinçage automatisé des cuves et des circuits de pulvérisation en vue de se conformer à la réglementation tout en assurant une plus longue durée de vie des équipements.


Ensuite la réflexion a été engagée, en parallèle des actions réalisés dans la Stn°2.2 (par le même prestataire) dans le but de réaliser un système simple de mélange d’un produit sous forme bouillie liquide concentrée (Vectobac®, bouillie BT 30%) avec l’eau de la cuve.
Le système développé s’appuie sur le module de traçabilité déjà utilisé par les opérateurs, auquel ont été ajoutées les fonctionnalités de contrôle du mélangeur rinceur avec un IHM (Interface Homme/machine) ad hoc.

Une architecture hydraulique a été étudiée de façon à obtenir une équation linéaire de la gestion du mélange. Cette architecture fait l’objet d’une protection industrielle.

 

  • Le pourcentage de produit est réglé en temps réel par la mesure des débits bouillie en sortie et eau, donc sans cesse corrigé.
  • La quantité de produit est gérée par la vitesse de la pompe péristaltique / débit final de bouillie.


Le système de mélange rinçage est opérationnel début janvier 2013. Le système de pilotage doit être optimisé pour être valorisé industriellement en 2014.

Sous-tâche n°2.5 : Rédaction d’un cahier de bonnes pratiques

Les Partenaire ont mis en œuvre les phases de rédaction et de validation par étape du Guide des bonnes pratiques. D’une part, une partie retraçant les engagements en la matière des établissements (Charte) a nécessité l’assentiment des politiques. D’autre part, une partie technique décrit les actions « métiers » sur lesquels tous les Partenaires peuvent se reposer pour améliorer leurs pratiques de démoustication et e lutte antivectorielle.

Ce document se veut :

 

  • En cohérence avec l’action de terrain (écrire ce qu’on fait et faire ce qu’on écrit).
  • Evolutif et progressif : dresse des pistes de progrès pour l’avenir (qui pourront être les bonnes pratiques de demain).
  • Engagement (Charte)


L’élaboration de la structure (type, taille, public visé, engagement politique…) de ce document s’est étalée sur toute l’année 2012. Les grandes lignes du document a été soumis au CST-ADEGE pour validation scientifique et présenté à l’Assemblée générale de l’ADEGE  début octobre 2012, en Martinique, pour obtenir un engagement politique fort des élus membres.

Une fois ces étapes franchies, les Partenaires ont poursuivi la rédaction précise du document de manière collaborative. Ce guide, finalement intitulé « guide des bonnes pratiques pour le contrôle des moustiques nuisants et vecteurs d’agents pathogènes »  a depuis, été présenté aux membres du CST-ADEGE, réunis à Montpellier en 2013, puis aux élus membres de l’AG ADEGE, qui accepté d’y adjoindre une Charte (signée par tous les élus présents), pour marquer leurs forts engagements dans la mise en œuvre de ces préconisations.

Le programme du colloque final, a fait également une grande place à la valorisation de cette action, dans l’objectif de faire connaitre ce résultats (une version numérique allégée du document a été communiquée à tous les participants au colloque final).

Perspectives de valorisation des résultats de la Tâche n°2


L’opportunité de poursuite après LIFE dans une collaboration entre les Partenaires, les prestataires déjà associé ainsi que des partenaires industriels pour travailler sur l’industrialisation du prototype développé dans le cadre du projet est en cours de réflexion.

Il reste aux Partenaire à adopter, faire vivre et évoluer les bonnes pratiques en adaptant les plans de formation des agents, en maintenant une veille technologique et en renforçant les échanges avec tous les acteurs.

De plus, L’AFNOR certification a manifesté son intérêt dans la mise en place d’une norme pour la démoustication et la LAV, basée sur ce document. Les Partenaires ont acté le principe de cette démarche afin d’aboutir courant 2014 à un document type Référentiel avec une certification interne dans un premier temps. Cette initiative s’inscrira dans les actions de valorisation et de dissémination « après-LIFE ».