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Lutte contre les moustiques nuisants et vecteurs de maladies.

Proposition d’une gestion intégrée compatible avec le développement durable.

IMCM (Integrated Mosquitoes Control Management).

Projet n° LIFE08/ENV/F/000488 - volet « Politique et gouvernance en matière d’environnement »
Durée : 01/01/2010 au 30/06/2013 - Coût total : 4 338 652 €  - Contribution CE : 2 118 076 (48,82 %).

Contexte

 

La lutte contre les moustiques nuisants ou vecteurs de maladies (Diptera-Culicidae) est une activité dont les enjeux socio-économiques, sanitaires et environnementaux sont considérables. En France, étant donné l’importance des territoires concernés, cette mission de santé publique a été confiée à des organismes publics spécialisés.

 

Des événements récents, tels que l’épidémie historique de chikungunya à La Réunion, l’introduction et l’expansion d’espèces tropicales (Aedes albopictus) en Europe, à l’origine d’une première épidémie de chikungunya en Italie, ont abouti à une prise de conscience. Les autorités nationales et européennes face à l’urgente nécessité d’évaluer la pertinence, l’efficacité, l’impact sanitaire et environnemental des stratégies utilisées à ce jour souhaitent disposer d’outils d’aide à la décision dans ces domaines.

 

es outils de lutte contre les moustiques doivent permettre de prévenir les risques d’apparition de phénomènes de résistance, faire face à la diversité des situations et aux possibles conséquences du changement climatique susceptibles de modifier la distribution des espèces nuisantes et des vecteurs potentiels. Ceci peut apparaître en contradiction avec la prise en compte de plus en plus vive des effets polluants des biocides utilisés. La Directive 98/8/EC sur les produits biocides a déjà réduit de manière drastique la panoplie des biocides disponibles.

Objectif du projet

 

Le projet a pour objectif de fournir aux autorités publiques en charge de la lutte contre les moustiques un outil d’aide à la décision et de gestion intégrée compatible avec le développement durable.

 

Les bénéficiaires prévoient d’utiliser leur laboratoire et leur expérience pour fournir une connaissance précise et actualisée de la présence des espèces cibles, de leur biologie et des milieux qu’elles colonisent, ruraux ou urbains. Des méthodes de lutte seront développées en parfaite adéquation avec les niveaux de risques sanitaires et environnementaux encourus à chaque étape des traitements. Le projet définira des procédures acceptées par tous les intervenants et respectueuses de l’environnement. Ces méthodes consistent à mettre en place des réseaux de piégeage pertinents, à mesurer l’efficacité biologique des méthodes de lutte, à faire des suivis des effets non intentionnels, en particulier sur les espèces arthropodes non cibles, en utilisant des outils, tels que les biomarqueurs, permettant l’évaluation de leur exposition aux biocides.

 

Une évaluation des seuils de nuisance basée sur la connaissance de la demande sociale sera menée à l’aide d’enquêtes sociologiques. La stratégie de communication sera optimisée. La traçabilité des opérations sera assurée, notamment grâce à un système d’information géographique (SIG), et permettra des analyses rétrospectives et prospectives.

Lancement du projet IMCM / LIFE +, février 2010, Conseil général de la Guyane, Cayenne.